La prostate

Anatomie de la prostate (taille, poids…)

La prostate est une petite glande qui fait partie du système reproducteur de l’homme. Elle est située devant le rectum, sous la vessie, et entoure l’urêtre, le canal qui permet à l’urine de s’écouler. De la taille d’une châtaigne, la fonction principale de la prostate est de produire une partie du liquide séminal, fluide qui compose le  sperme.

Quel est le poids normal de la prostate ?

A l’âge adulte, une prostate normale pèse environ 20 à 25 grammes pour des dimensions d’environ 4cm de largeur, 3cm de hauteur et 2cm d’épaisseur.

Anatomie de la prostate

Vue schématique de la prostate
  1. Penis
  2. Urètre
  3. Testicule
  4. Scrotum
  5. Vessie
  6. Vésicule séminale
  7. Prostate
  8. Anus
  9. Rectum

Taille de la prostate

La taille de la prostate reste stable jusqu’à la moitié de sa vie (environ 40 ans). La taille de cet organe peut être caractérisée simplement par des mots comme “petite”, “moyenne” ou encore “grosse”. Cependant les urologues utilisent le volume plutôt que le poids pour la caractériser. En effet cette donnée peut être mesurée par échographie. En forme de châtaigne, sa dimension normale est d’environ 3cm de hauteur et 4 cm de large.

Quel est le volume normal de la prostate ?

Son volume moyen est de 20cm3 pour environ 20 grammes. Ces données sont variables d’un individu à l’autre.

Une prostate dite “petite” a un volume compris entre 30 et 40ml et un poids compris entre 20 et 70g. Une prostate moyenne se situera entre 40 et 80ml pour un poids entre 20 et 125g. Enfin, une grande aura un volume entre 40 et 100ml et un poids entre 40 et 125g.

Vers 40 ans, la prostate commence généralement à grossir. En cas d’hypertrophie bénigne de prostate (maladie bénigne), la taille de la glande peut augmenter de 4 à 5 fois par rapport à sa taille initiale.

Sources: Détection précoce du cancer de la prostate, Actualisation du référentiel de pratiques de l’examen périodique de santé (EPS), document PDF, HAS, mai 2013

Les maladies de la prostate

Plusieurs troubles peuvent toucher la prostate :

  • La prostatite, une infection de la prostate
  • L’adénome de la prostate, également appelé hypertrophie bénigne de la prostate ; c’est une inflammation de la prostate (grossissement anormal)
  • La cancer de la prostate, une reproduction de cellules anormales et malignes

Le nombre de nouveaux cas pour ces pathologies varie selon l’âge. Chaque maladie est détaillée dans un paragraphe ci-dessous.

Prostatite

La prostatite est une infection aiguë ou chronique de la prostate qui survient plutôt chez l’homme jeune entre 30 et 50 ans. La prostate étant au carrefour des voies urinaires et génitales de l’homme, une contamination bactérienne de l’urètre mais aussi une infection de tout l’appareil urinaire (vessie, urètre, reins) peut provoquer une prostatite. Cette maladie est à l’origine de 2 millions de consultations chaque année en France. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, les symptômes urinaires (brûlures lors de la miction), des douleurs dans la région pubienne, des douleurs musculaires ou une prostate douloureuse lors du toucher rectal. La prostatite est traitée par antibiotiques.

Adénome de la prostate

L’adénome de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une augmentation anormale du volume de la prostate. Cette maladie est bénigne, elle est souvent diagnostiquée au moment où elle entraîne des symptômes urinaires tels que le besoin fréquent d’uriner, des fuites urinaires ou des troubles sexuels. C’est le gonflement de la prostate, appelé adénome qui va venir compresser l’urètre et provoquer les symptômes. Sur les 2 millions de consultations précédemment évoquées, la moitié entraînera un traitement médical d’Hypertrophie Bénigne de la Prostate. En moyenne, un homme sur 10 nécessitera un traitement chirurgical de son HBP. L’incidence de la maladie augmente avec l’âge : l’HBP se présente chez plus de 80% des hommes de plus de 80 ans. Mais les modifications entraînées par le phénomène ne poseront pas de problèmes à tous les hommes. En l’absence de complication (rétention, infection, insuffisance rénale…), le traitement médical constitue la première approche. En seconde intention, une intervention permettra de rétablir une miction correcte.

Cancer de la prostate

Le corps humain est constitué de cellules qui se divisent et se reproduisent tout au long de la vie. Parfois, les nouvelles cellules créées sont défectueuses et vont à leur tour se reproduire, créant de plus en plus de cellules anormales et malignes, on parle alors de cancer. La majorité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes ; ils se développent à partir des cellules de revêtement de la prostate.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez l’homme avec plus de 1 million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année dans le monde (selon le World Cancer Report 2014*: 1 111 689 cas recensés en 2012). Cependant, le cancer de la prostate étant une maladie à évolution lente et touchant les hommes relativement âgés, la mortalité liée à la maladie est modérée (6.6%, soit 307 471 décès enregistrés en 2012 selon ce même rapport*).

*: ©International Agency for Research on Cancer, 2014 – World Cancer Report

Le risque de survenue d’un cancer de la prostate augmente avec l’âge : après 45 ans en cas d’antécédents familiaux et à partir de 50 ans pour les autres. C’est autour de 70 ans que le nombre de cas est le plus élevé.

Tous les cancers de prostate n’ont pas le même degré de gravité : 80% sont découverts à un stade de début, localisé. Son évolution est souvent lente. Le cancer de la prostate n’est généralement associé à aucun symptôme spécifique : il pourra être diagnostiqué lors du dépistage recommandé après 50 ans ou mis en évidence chez un patient suivi pour un adénome de la prostate.

Le dépistage du cancer de la prostate englobe plusieurs examens tels que le dosage PSA par prise de sang, le toucher rectal, les biopsies de prostate. Un bilan d’extension pourra également déterminer si le cancer est localisé à la glande ou s’il est étendu. Une fois le stade du cancer de la prostate déterminée, la stratégie de traitement sera abordé par l’urologue avec le patient.