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Le cancer de la prostate : diagnostic et classification

Dépistage du cancer de la prostate

Le PSA : dosable par simple prise de sang

En plus de produire du liquide séminal, la prostate sécrète une molécule appelée antigène spécifique de la prostate ou PSA (Prostatic Specific Antigen en anglais). C’est une substance spécifique de la prostate qui circule dans le sang. Une fois le cancer de la prostate diagnostiqué, la surveillance de la valeur du taux de PSA sert à suivre l’évolution de votre maladie(1). En fonction du stade de la maladie et du traitement utilisé, l’interprétation par votre médecin, du dosage du taux de PSA ne se fera pas sur les mêmes critères (2). Les tests de PSA sont souvent préconisés à partir de 50 ans. Le taux de PSA est augmenté en cas de pathologie de la prostate mais ne permet pas de diagnostiquer un cancer (3). Pour cela il faut réaliser des examens complémentaires.

Sources:

  1. Les traitements du cancer de la prostate, collection Guides patients Cancer Info, INCa, novembre 2010
  2. Bollet MA et al. Evaluation de la réponse aux nouvelles thérapeutiques dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration. JOG J Oncogeriatr 2012; 3(1);48-55
  3. La prise en charge du cancer de la prostate. Guide patient - Affectation de longue durée, HAS, juin 2010

Le toucher rectal

Cet examen est pratiqué par le médecin (médecin généraliste ou urologue) qui va aller palper la prostate en passant par le rectum. Il s’agit d’un examen rapide et indolore qui a pour objectif d'évaluer la taille de la prostate, sa consistance, ainsi que de détecter d'éventuelles anomalies perceptibles au toucher (augmentation de la taille, zone plus dure...).

Source: Les traitements des cancers de la prostate, collection Guides patients Cancer info, INCa, octobre 2016

Les biopsies de prostate

L’examen qui permet de déterminer si un patient est atteint d’un cancer de la prostate est la biopsie de prostate qui consiste à prélever de minuscules morceaux de prostate et à les faire analyser en laboratoire pour étudier les types de cellules contenus dans les fragments prélevés. Avant l’examen, un lavement (lavage du rectum avec une solution liquide) est pratiqué et un traitement antibiotique est donné au patient. Sous anesthésie locale, au moins 12 fragments de tissus sont prélevés dans différentes parties de la prostate. Ils sont ensuite examinés au microscope par un médecin anatomopathologiste qui confirmera ou non la présence d’un cancer. Il a pour objectifs :

  •  de préciser l’agressivité des cellules cancéreuses définie selon une échelle, appelée score de Gleason (degré de différenciation de la tumeur, c’est-à-dire la tendance de la tumeur à ressembler à un tissu normal de la prostate)

  • et d'évaluer le nombre de biopsies positives (présentant des cellules cancéreuses), les caractéristiques du tissu tumoral et le franchissement des cellules cancéreuses au-delà de la capsule de la prostate.

Source: Les traitements des cancers de la prostate, collection Guides patients Cancer info, INCa, octobre 2016

Le Score de Gleason

Le score de Gleason est déterminé par l'analyse des biopsies de prostate. Les cellules prostatiques peuvent être de 5 types : le type 1 étant les cellules normales et le type 5 étant celles dont l’évolution cancéreuse est la plus avancée. Le score de Gleason est défini en observant quels types de cellules sont les plus présents et en les additionnant. Le score va de 6 à 10 en fonction de l’agressivité du cancer, 10 représentant le cancer le plus agressif. Degré de risque ou d’agressivité en fonction du score de Gleason :

  • Entre 6 et 7 : cancer à risque intermédiaire

  • Entre 8 et 10 : cancer à risque élevé

Voici comment est généralement exprimé le score de Gleason : Gleason 7 (3+4). Entre parenthèses : le premier chiffre indique le type de cellules le plus présent dans les biopsies et le second chiffre est le deuxième type de cellules le plus présent.

Le bilan d’extension

Une fois qu’un cancer de la prostate est diagnostiqué, il faut compléter le diagnostic par une série d’examens d’imagerie qui constituent le bilan d’extension. Ce bilan va permettre de définir précisément si le cancer est localisé à la glande ou bien s’il est étendu.

Le scanner

Cet examen indolore qui dure entre 10 et 15 minutes permet de visualiser de manière très précise grâce aux rayons X la zone ciblée, en l’occurrence, le ventre et le bas ventre (scanner abdomino-pelvien). Le scanner va permettre de voir si le cancer de la prostate est resté à l’intérieur de la glande ou s’il a atteint la capsule qui entoure la prostate ou les vésicules séminales (glandes situées au dessus de la prostate et qui produisent le liquide séminal) ou encore les ganglions lymphatiques.

L’IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) ressemble à un scanner mais utilise un champ magnétique au lieu de rayons. L'IRM de la prostate permet de visualiser très précisément les tissus mous et de voir si le cancer a atteint d’autres organes.

La scintigraphie osseuse

Cet examen permet de détecter l'extension du cancer de la prostate aux os. La scintigraphie est indolore et consiste à injecter un produit dans le sang qui va faire ressortir les éventuelles métastases osseuses sur les images prises par la suite.

Les différents stades du cancer de la prostate

Le stade du cancer va déterminer en grande partie le traitement à mettre en place. L’échelle suivante indique le degré de progression du cancer de la prostate du degré le plus faible au plus élevé :
 

Stades du cancer de la prostate T1, T2, T3, T4

Cancers localisés

  • Stade T1 : correspond à une tumeur non perçue au toucher rectal. Seules quelques cellules sont cancéreuses. Le patient ne ressent aucun symptôme de la maladie.

  • Stade T2 : correspond à un cancer palpable au toucher rectal (présence d’une masse dure) et qui semble localisé à la glande, dans un seul ou les 2 lobes de la prostate.

Cancers avancés

  • Stade T3 : correspond à un cancer qui s'étend en dehors de la prostate et/ou aux vésicules séminales.

  • Stade T4 : correspond à un cancer qui a envahi les organes voisins de la prostate (vessie, rectum, etc.).

 

Publié le 26 janvier 2017.
Dernière mise à jour le 26 janvier 2017. 

  • Glossaire
  • Antibiotique
    Médicament qui traite les infections causées par des bactéries en tuant celles-ci.
  • Biopsie
    Examen qui consiste à prélever de petits fragments de tissus d’un organe pour les examiner au microscope.
  • Cancer
    Cellules anormales qui se développent de façon incontrôlée. L’amas de ces cellules est appelé tumeur.
  • Glande
    Petit organe qui a pour fonction de produire une ou plusieurs substances.
  • Gleason
    Voir score de Gleason
  • Prostate
    Glande de l’appareil génital masculin qui joue un rôle dans la production du sperme.
  • PSA (antigène prostatique spécifique)
    Abréviation de Prostatic Specific Antigen. Substance produite par la prostate qui circule dans le sang.
  • Rayons X
    Rayons invisibles qui traversent certains composants du corps humain et permettent de réaliser des examens tels que les radiographies et les scanners.
  • Rectum
    Partie terminale du gros intestin qui aboutit à l’anus.
  • Scanner
    Examen d’imagerie médicale indolore aux rayons X permettant d’obtenir des images en « tranches » du corps humain.
  • Scintigraphie osseuse
    Examen d’imagerie médicale qui permet de voir le squelette (os) et de détecter les métastases.
  • Score de Gleason
    Résultat d’une étude au microscope des cellules cancéreuses de la prostate. Ce score permet de déterminer le niveau d’agressivité du cancer.
  • Toucher rectal
    Examen médical qui permet de palper la prostate en passant par le rectum*.
  • Tumeur
    Masse de cellules anormales. Une tumeur peut être bénigne ou maligne (cancer).
  • Urologue
    Médecin spécialiste des problèmes urinaires et génitaux.
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